Histoire concrète à la Nécropole de la Doua

Les six classes de troisième ont  bénéficié d’une visite guidée à la Nécropole nationale de la Doua dans le cadre de leur programme d’histoire portant en début d’année sur les deux guerres mondiales.

Voici un compte rendu d’élève non seulement très apprécié de ses professeurs mais aussi de Madame Molina, Directrice départementale de l’office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) du Rhône. La prochaine cérémonie d’hommage aux combattants étrangers morts pour la France devrait être introduite par ce texte lu par l’élève elle-même.

Lundi 28 septembre 2020

« Lundi matin, nous sommes allés à la Nécropole de la Doua, accompagnés de madame Malhaire et de monsieur Meddour. Il pleuvait et l’ambiance était acceptable sur la route. Arrivés à la Nécropole, silence. Plus personne ne parlait, tout le monde était captivé par l’immense cimetière qui se présentait à nous. Des dizaines de croix alignées à la façon des soldats de l’armée. Ici, sous nos yeux, reposaient des soldats, des pilotes et infirmiers ; des personnes mortes pour la France. On nous expliqua qu’il y avait ici plus de 6500 morts enterrés. Ils n’étaient pas tous français, au contraire des cadavres de 44 nationalités différentes se trouvaient sous nos pieds. Des hommes et des femmes  morts lors de différentes guerres, celle de 14-18 ou encore celle de 39-45. Tous ensemble ils demeureront. Réunis, ici par le fait qu’ils sont morts pour la France, malgré leurs différences, leur religion ou encore leur origine. Nous passâmes voir plusieurs tombes puis nous sommes allés vers le mur des fusillés. « Ils sont morts pour que meure la guerre et que vive la France», voilà ce qui était gravé sur un bloc de pierre au devant du mur. Sur le mur on pouvait lire des noms d’hommes fusillés, ici, juste en face, il y a de ça des années. Résistants aux attaquants, abandonnant leur simple métier et leur vie, qu’importe l’âge qu’ils avaient, même âgés de 16 ans et demi, ils ont été tués, assassinés parce qu’ils étaient dévoués à leur patrie et qu’ils voulaient que cette tuerie cesse.

Les textes ne nous aurons jamais assez fait ressentir ce qui c’était passé, ni même les images et les films. Les preuves au contraire, les objets laissés, les mémoires honorées, les nécropoles existantes, eux, nous auront montré et nous auront fait ressentir les évènements tels qu’ils ont eu lieu et tels qu’il faut toujours s’en souvenir jusqu’à nos jours. »

Meïssam S.O. élève de 3è4 au collège Jean Macé. Villeurbanne

 

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